La Roche-Posay a obtenu avec succès le transfert du nom de domaine « larocheposay-eventsales.online » détenu par Nguyen Hai Duong. Le défendeur utilisait ce domaine pour une boutique en ligne non autorisée, ce qui a conduit un expert de l’WIPO à ordonner le transfert du domaine en raison d’une usurpation de mauvaise foi.
Aperçu de l’affaire
| Numéro de cas | D2026-2897 |
|---|---|
| Plaignant | La Roche-Posay Laboratoire Dermatologique |
| Défendeur | Nguyen Hai Duong |
| Domaine litigieux | larocheposay-eventsales.online |
| Tactique de menace | Faux sites de vente |
| Date de la décision | 07/09/2026 |
| Expert | Mireille Buydens |
| Résultat | Transfert |
| Source officielle | https://www.wipo.int/amc/en/domains/search/text.jsp?case=D2026-2897 |
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Demander une évaluationRisques opérationnels liés à l’usurpation de sites de vente et à l’inaction des bureaux d’enregistrement
L’enregistrement du domaine « larocheposay-eventsales.online » illustre une tactique à haut risque où des acteurs malveillants déploient des boutiques en ligne frauduleuses sous le couvert d’une marque établie. En combinant la marque protégée « La Roche-Posay » avec des termes comme « eventsales », le défendeur a intentionnellement créé une probabilité de confusion, cherchant à intercepter le trafic des consommateurs à la recherche de promotions authentiques. Cette usurpation constitue une menace directe pour la valeur de la marque, car ces sites illicites prétendent faussement être affiliés ou approuvés, risquant d’induire les clients en erreur et de les inciter à interagir avec des plateformes de vente non autorisées qui imitent la présence réelle de la marque, telle qu’établie sur des marchés régionaux comme le Vietnam.
Par ailleurs, cette affaire souligne une lacune critique dans la lutte contre l’utilisation abusive des noms de domaine : l’échec des mécanismes de blocage proactif initiaux. Malgré les tentatives du propriétaire de la marque pour faire cesser l’infraction via une demande formelle de blocage auprès du bureau d’enregistrement peu après la découverte, aucune réponse satisfaisante n’a été reçue, permettant à la boutique non autorisée « LA ROCHE POSAY Thailand » de rester opérationnelle. Ce manque de réactivité des canaux de support des bureaux d’enregistrement offre une fenêtre opérationnelle aux sites contrefaisants pour accumuler du trafic illicite et compromettre la confiance des consommateurs. Pour les propriétaires de marques, cela souligne la nécessité de maintenir une surveillance robuste et des stratégies d’application du droit accélérées pour traiter les domaines lorsque l’intervention au niveau du bureau d’enregistrement ne suffit pas à empêcher l’exploitation continue de la marque.
Évaluation de l’expert : similarité prêtant à confusion, absence de droits et mauvaise foi
En vertu du paragraphe 4(a) de la UDRP, l’expert a confirmé que le domaine litigieux « larocheposay-eventsales.online » prête à confusion avec la marque déposée LA ROCHE-POSAY du plaignant. Malgré l’inclusion de termes descriptifs tels que « events » (événements) et « sales » (ventes), l’expert a statué que ces ajouts n’atténuent pas la probabilité de confusion et ne diminuent pas la présence dominante de la marque protégée. La décision renforce le fait que l’ajout de mots-clés secondaires à un nom de marque dans un domaine reste une tactique standard d’usurpation qui échoue à créer une identité unique ou légitime.
L’expert a en outre déterminé que le défendeur ne possédait aucun droit ni intérêt légitime sur le domaine. Les preuves ont confirmé que le défendeur n’est ni affilié à, ni autorisé par La Roche-Posay Laboratoire Dermatologique à utiliser sa propriété intellectuelle. Le défendeur n’a pu établir aucun droit antérieur ni aucune utilisation loyale ou non commerciale de la marque. En mimant une boutique officielle — en étiquetant spécifiquement le site comme « LA ROCHE POSAY Thailand » — le défendeur a tenté de créer une fausse impression d’autorisation, ce qui exclut définitivement toute prétention à un intérêt légitime.
Concernant la mauvaise foi, l’expert a conclu que l’enregistrement et l’utilisation du domaine visaient à exploiter la réputation mondiale de la marque La Roche-Posay. Étant donné que l’enregistrement de la marque du plaignant est largement antérieur à l’acquisition du domaine en juin 2026, l’expert a jugé inconcevable que le titulaire ait agi sans connaissance préalable des droits du plaignant. L’utilisation du domaine pour héberger une boutique en ligne non autorisée, destinée à attirer des consommateurs à des fins lucratives par la tromperie, constitue une preuve manifeste de mauvaise foi. Ce résultat met en évidence les risques liés aux fausses boutiques en ligne et souligne la nécessité pour les propriétaires de marques de surveiller et de faire respecter activement leurs droits contre les enregistrements de noms de domaine contrefaisants.
Analyse de la stratégie : surmonter les tactiques trompeuses de type « marque + mot-clé »
Le succès de la récupération de « larocheposay-eventsales.online » repose sur la capacité du plaignant à justifier sa présence mondiale en matière de marques tout en démontrant que l’ajout des termes descriptifs « event » et « sales » par le défendeur était une tentative calculée de masquer l’infraction. En fournissant des preuves complètes d’enregistrements de marques de longue date et en identifiant l’exploitation non autorisée par le défendeur d’un site imitant la boutique « LA ROCHE POSAY Thailand », le plaignant a neutralisé le potentiel recours du défendeur aux qualificatifs non distinctifs. La décision de l’expert confirme que de tels ajouts descriptifs n’atténuent pas la confusion inhérente entre le domaine litigieux et une marque mondialement reconnue, invalidant ainsi efficacement la tentative du défendeur de camoufler une exploitation commerciale sous le couvert d’un site événementiel.
L’échec stratégique du défendeur à assurer sa défense, combiné à la documentation proactive du plaignant concernant les demandes de blocage préalables au litige, a considérablement facilité la détermination de la mauvaise foi par l’expert. Même en l’absence de réponse du défendeur, les preuves apportées par le plaignant — liant l’enregistrement du domaine à une boutique en ligne active — ont fourni le lien nécessaire pour que l’expert conclue que le domaine avait été créé spécifiquement pour capitaliser sur le renom établi du plaignant. Cette affaire renforce la nécessité pour les propriétaires de marques de conserver un dossier clair des tentatives infructueuses de résolution privée avant de déposer une plainte UDRP, car elle met en évidence l’absence de droits du défendeur et valide davantage la nécessité d’un transfert rapide pour éviter la tromperie continue des consommateurs et la dilution de la valeur de la marque.
Recommandations pratiques
- Procéder à une revue proactive des portefeuilles de domaines défensifs pour inclure les TLD à haut risque et les permutations descriptives courantes (par exemple, « events », « sales », « official ») qui facilitent les escroqueries par usurpation.
- Développer un protocole de « retrait accéléré » standardisé auprès des bureaux d’enregistrement, car les demandes de blocage informelles via des formulaires en ligne ne permettent souvent pas d’obtenir des réponses rapides, nécessitant alors une intervention UDRP formelle.
- Mettre en œuvre des outils de surveillance automatisés de la marque pour détecter l’enregistrement de domaines contenant les actifs de base de la marque associés à des mots-clés promotionnels afin d’intercepter les fausses boutiques avant qu’elles n’obtiennent une visibilité dans les moteurs de recherche.
- Établir une matrice d’escalade interne claire pour les menaces géographiques spécifiques, en s’assurant que les menaces localisées (par exemple, les variantes de boutiques « Thailand ») soient traitées avec des considérations juridiques régionales et des preuves de marque localisées.
- Collecter et conserver des captures d’écran en temps réel et des archives web des sites contrefaisants immédiatement après leur découverte, car ces éléments restent essentiels pour prouver une utilisation de mauvaise foi en l’absence de réponse du défendeur.
Foire aux questions (FAQ)
Pourquoi l’expert a-t-il considéré que « larocheposay-eventsales.online » prêtait à confusion avec la marque ?
L’expert a déterminé que l’incorporation intégrale de la marque « LA ROCHE-POSAY » crée une forte probabilité de confusion. Il a statué que l’ajout de termes descriptifs comme « eventsales » ne réduit pas cette similarité, car l’identité centrale de la marque reste le point focal principal pour les utilisateurs d’Internet.
Quelles preuves ont démontré que le défendeur n’avait aucun droit ni intérêt légitime ?
Le défendeur n’avait aucune affiliation ni autorisation de la part de La Roche-Posay. En utilisant le domaine pour exploiter une boutique en ligne non autorisée mimant la présence « Thailand » de la marque, le défendeur n’a démontré aucune utilisation légitime ni aucun droit antérieur sur la marque.
Comment la mauvaise foi a-t-elle été établie dans ce litige ?
Compte tenu de la réputation mondiale de la marque La Roche-Posay établie bien avant l’enregistrement de 2026, l’expert a conclu qu’il était inconcevable que le défendeur ait agi sans connaissance de la marque. L’utilisation du domaine pour héberger une boutique frauduleuse à des fins lucratives a fourni une preuve claire de mauvaise foi.
Quel a été le résultat de l’affaire concernant le domaine litigieux ?
L’expert de l’WIPO a ordonné le transfert du domaine « larocheposay-eventsales.online » à La Roche-Posay. Cette décision renforce le risque lié au mimétisme géographique et souligne la nécessité pour les marques de surveiller les lacunes dans leurs enregistrements défensifs.
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Cette note de jurisprudence est fournie à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique.



