Calvin Klein Inc. et Calvin Klein Trademark Trust, agissant en tant que Requérant, ont engagé une procédure UDRP contre sisa kamali et une entité identifiée sous le nom de « ck », le Défendeur. Le litige porte sur sept noms de domaine : <calvinkleinbrands.store>, <calvinkleinclothings.store>, <calvinkleinhireus.store>, <calvinklein-in.store>, <calvin-kleinus.store>, <calvinklein-us.store> et <calvinkleinus.store>. Le Requérant a fait valoir que ces enregistrements n’étaient pas autorisés et exploitaient ses marques de vêtements mondialement reconnues pour induire les consommateurs en erreur, leur faisant croire que les sites étaient des points de vente officiels ou des centres régionaux pour la maison de couture.
Pourquoi le transfert des domaines a été ordonné
La décision s’est appuyée sur le fait que chaque domaine intègre l’intégralité de la célèbre marque, y ajoutant souvent des termes descriptifs comme « brands », « clothings » ou des indicateurs géographiques comme « us » et « in ». Cette composition crée un lien visuel et phonétique fort avec la marque, rendant difficile pour les utilisateurs de distinguer ces sites des propriétés numériques officielles. Il n’existait aucune preuve que le Défendeur ait reçu une quelconque autorisation d’utiliser les marques ou qu’il soit couramment connu sous ces noms. De plus, le choix de l’extension .store combiné au nom de la marque suggère une intention commerciale de capitaliser sur la réputation du label de mode. L’enregistrement de sept domaines distincts indiquait une volonté de cibler la marque, et l’absence de toute activité commerciale légitime sur les sites pointait vers une stratégie d’enregistrement perturbateur plutôt que vers une offre de produits de bonne foi.
Utilisation abusive et stratégique de l’identité de la marque
Le choix du Défendeur d’utiliser plusieurs variantes du nom de la marque, y compris des versions avec trait d’union et des marqueurs régionaux, démontre une tentative délibérée de capter le trafic provenant de diverses requêtes de recherche. En enregistrant simultanément un groupe de noms, le Défendeur a effectivement empêché le propriétaire de la marque de sécuriser des adresses numériques logiques pour ses opérations de vente au détail. L’utilisation de « ck » comme nom de titulaire suggérait en outre une tentative d’usurper l’identité ou d’insinuer un lien officiel avec les célèbres initiales de la marque.
Protéger l’intégrité de la marque à travers les nouveaux gTLD
Cette affaire souligne la nécessité constante pour les marques de surveiller les nouveaux domaines de premier niveau génériques (gTLD) comme .store. Même lorsqu’une marque possède son adresse principale en .com, des tiers peuvent créer de la confusion en ajoutant des termes descriptifs ou géographiques au nom de la marque sur des extensions axées sur le commerce. Pour les entités de commerce électronique, la frontière entre l’usage loyal et la contrefaçon est franchie lorsqu’un nom de domaine est construit pour imiter un magasin régional officiel ou une branche spécialisée d’une entreprise sans autorisation. Une mise en œuvre proactive est essentielle pour empêcher ces domaines « satellites » de diluer le capital de la marque ou de détourner le trafic des clients vers des plateformes non vérifiées.
Sécuriser votre empreinte numérique nécessite une vigilance constante face aux tactiques de cybersquattage sophistiquées. Si vous identifiez des enregistrements non autorisés qui imitent les conventions de nommage de votre marque, contactez l’équipe ClaimOn pour vous aider dans les procédures de récupération et les audits complets de marques.



