Bulgari S.p.A., l’emblématique joaillier et détaillant de luxe italien, a déposé avec succès une plainte UDRP contre Hettinger Edgar concernant le nom de domaine <bvlgari.love>. Le Requérant a affirmé que l’enregistrement constituait une utilisation non autorisée de sa marque de renommée mondiale, qui est un symbole de l’artisanat de luxe depuis plus d’un siècle. Selon le Requérant, le Défendeur a enregistré le domaine pour tirer profit du prestige de la marque sans aucun lien juridique ni autorisation du titulaire de la marque.
Les fondements du transfert de domaine
La décision s’est appuyée sur le fait que le nom de domaine est identique à la marque principale du Requérant, laquelle bénéficie d’une présence mondiale massive. La marque de joaillerie étant exceptionnellement distinctive, tout enregistrement non autorisé utilisant le nom exact suggère un effort intentionnel de créer une fausse association avec la maison de luxe. Le Défendeur n’a pas réussi à démontrer une activité commerciale légitime ou un lien personnel avec le nom qui justifierait son utilisation ou sa propriété. En outre, le moment et la nature de l’enregistrement indiquaient que le Défendeur était pleinement conscient de l’existence de la marque et cherchait à profiter de la probabilité que les consommateurs confondent le site avec une plateforme officielle de l’entreprise ou une campagne marketing à thème romantique liée aux produits du joaillier.
Preuves d’exploitation de la marque
Le choix par le Défendeur de l’extension « .love » associée à un nom de marque de luxe de renommée mondiale renforce l’intention d’induire en erreur les consommateurs à la recherche de cadeaux haut de gamme. Il n’y avait aucune preuve d’une offre de bonne foi de biens ou de services, ni aucune indication que le Défendeur était communément connu sous le nom figurant dans le domaine. Au lieu de cela, l’enregistrement a servi à empêcher le titulaire de la marque d’utiliser son propre nom dans une nouvelle extension populaire.
Protéger le capital de marque dans les nouvelles extensions
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité persistante des marques face à l’expansion des domaines de premier niveau génériques (gTLD). Pour les entreprises de luxe, même les extensions « lifestyle » comme .love peuvent être exploitées pour détourner du trafic ou diluer l’exclusivité de la marque. Les entreprises doivent maintenir une stratégie de surveillance proactive pour identifier rapidement ces enregistrements, car la simple existence d’un domaine identique à une marque célèbre peut causer un préjudice réputationnel important et un détournement de clientèle.
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